Saturday, December 26. 2009
Après les ordinateurs Mac, les baladeurs MP3 iPod et le téléphone portable iPhone, la prochaine merveille technologique d'Apple sera vraisemblablement un "Tablet PC". Ces machines se présentent sous la forme de dalles tactiles et les fans d'Apple s'attendent à ce que l'iSlate, puisque ce serait son nom, cumule les avantages des Mac et de l'iPhone.
Comment les chasseurs de scoops ont-ils découvert ce nom ("slate" en Anglais veut dire "dalle") ? Tout simplement en remontant la piste des noms de domaine !
Car même si les sociétés ont pris l'habitude de masquer leurs traces (souvent en travaillant étroitement avec un bureau d'enregistrement corporate, comme INDOM, proposant des prestations spécifiques adaptées à ce type de besoins), les bloggeurs et autres auteurs de forums technologiques les suivent parfois depuis des années pour percer à jour leurs secrets. Ainsi dans le cas de l'iSlate, Apple aurait enregistré des noms de domaine liés à l'iSlate il y a déjà des années.
Le conditionnel est de mise car même si ce sont de véritables enquêtes qui ont été menées autour de l'iSlate, rien ne sera certain avant une annonce officielle d'Apple, attendez pour début 2010. En attendant, il semblerait que le nom iSlate.com eut été déposé la première fois en 2004, par une société inconnue. En 2006, le nom aurait été transféré vers une autre société, puis en 2007 vers un bureau d'enregistrement souvent utilisé par Apple. Cet indice ne suffirait bien entendu pas à affirmer que Apple est derrière le nom. Mais toujours en 2007, pendant quelques jours, Apple serait apparu comme propriétaire sur la fiche signalétique du nom iSlate.com (son "whois"), avant d'être très rapidement masquée à nouveau !
Vue de l'œil du professionnel du nom de domaine, ce type de rumeur et de jeu de piste est fascinant. Par les stratégies à déployer et adapter pour protéger les sociétés souhaitant lancer de nouveaux projets. Mais aussi par la place de plus en plus importante occupés par les noms de domaine dans notre société.
Thursday, December 17. 2009
Le 9 décembre, lors de la dernière réunion du Conseil d'administration de l'ICANN, le staff a présenté une feuille de route révisée pour l'implémentation du programme de création des nouvelles extensions.
Une synthèse du nouveau planning envisagé par les équipes de l'ICANN a été donnée durant la réunion du Conseil du GNSO, hier.
Les principales étapes de ce planning sont :
- Pas de 4e version de travail du manuel du candidat (DAG pour Draft Applicant Guidebook) publiée pour la première réunion ICANN de l'année 2010, celle de Nairobi programmée en mars. En revanche, un certain nombre de mises à jour seront publiées pour discussions. Celles-ci porteront entre autre sur les aspects de propriété industrielle, la question de la prévention des abus et des comportements frauduleux, sur la séparation entre les registres et les registrars et aussi sur la proposition de contrat de registre.
- Une 4e version du DAG serait publiée à temps pour la 2e réunion ICANN de 2010, celle de Bruxelles (juin). Suivront les traditionnelles périodes de commentaires, le but étant de finaliser le manuel du candidat pour la réunion suivante, celle programmée en décembre 2010.
Ces nouvelles dates amènent logiquement à penser que le lancement du premier cycle d'appel à candidatures, c'est à dire le moment il sera possible de déposer un dossier complet pour obtenir une extension, ne pourra se faire avant les 2e trimestre 2011.
Une mauvaise nouvelle pour ceux qui attendent depuis des années déjà. Mais il faut néanmoins la tempérer, car en même temps le projet d'expressions d'intérêts (EOI pour Expressions Of Interest) avance. Le staff travaille déjà sur un modèle de ce que pourrait être ce EOI. Parmi les propositions que feront les salariés de l'ICANN, celle de rendre l'EOI obligatoire pour ceux qui souhaitent ensuite participer au premier cycle d'appel à candidatures.
Le modèle d'EOI devrait être présenté au Conseil d'administration en février. Il pourrait donc être adopté avant la mi 2010. Les candidats pourraient donc enfin entrouvrir la porte des nouvelles extension et déposer un premier dossier (certes simplifié, mais faisant néanmoins partie de la procédure officielle). Tout le monde aurait enfin connaissance du nombre et du type d'extensions qui seraient demandées. Bref, avec la mise en service de l'EOI mi 2010, le programme de création des nouvelles extensions rentrerait dans une phase nettement plus concrète.
Tuesday, December 15. 2009
L'idée d'un programme d'expressions d'intérêts (en Anglais "EOI" pour Expressions Of Interest) a été validée par le Conseil d'administration de l'ICANN lors de sa réunion du 9 décembre dernier.
Le Conseil a demandé au staff de l'ICANN de lui présenter un modèle pour les EOI au plus tard en février. Ce modèle sera ensuite évalué par le Conseil lors de sa réunion de février 2010. Si approuvé, tout candidat potentiel à la création d'une nouvelle extension devra alors probablement en passer par cette étape.
C'est en tout cas l'une des propositions soumises à l'ICANN par un groupe de travail informel sur le sujet, dont j'ai fait partie en tant qu'observateur. Ce groupe a proposé de rendre l'étape EOI obligatoire pour participer au premier tour de création des nouvelles extensions, de facturer l'EOI USD 55 000 et de publier tous les dossiers EOI reçus.
Monday, December 14. 2009
Faut-il séparer les registres des registrars ? La question est posée dans un rapport soumis au Conseil du GNSO le samedi 12 décembre dernier. Ce rapport a été préparé par le "staff" de l'ICANN (les salariés). Il avait été demandé par le Conseil en septembre. Il peut être téléchargé librement, la "mailing list" du Conseil du GNSO étant 100% publique.
Le sujet de ce rapport est récurrent au sein de l'ICANN. Cette "séparation verticale" entre les registres et les registrars, qui existe de fait pour la plupart des extensions génériques déjà créées. Mais du .COM au .COOP, en passant par le .ORG ou le .BIZ, les règles sont très hétérogènes. Le rapport le rappelle et revient sur l'historique de cet état de fait. Rien que pour ça, il mérite d'être lu.
Ce type de rapport, appelé "issues report" en vocabulaire ICANN, est l'étape préliminaire pour permettre au Conseil de voter de nouvelles politiques impactant les extensions génériques. Il vise à apporter aux membres du Conseil toute l'information nécessaire à la prise de décision sur un dossier. Il permet aussi au staff de donner ses recommandations.
Celle donnée au Conseil dans le cas présent ? Ne pas voter de politique sur la séparation verticale à ce stade. Car, dixit le rapport, même si ce travail était lancé maintenant, il ne pourrait être finalisé à temps pour le premier cycle d'appel à candidatures. Dans ces conditions, mieux vaut attendre de jauger des effets sur le marché de l'arrivée de ces nouveaux TLDs et revoir la question 1 ou 2 ans après…
Le rapport explique sans détours que le dossier de la séparation verticale ne pourrait être géré qu'en parallèle de celui du programme de nouvelles extensions. Le message semble clair : il faut d'abord terminer le programme avant d'engager de nouveaux travaux. L'ICANN veut aboutir sans être continuellement retardé. Une bonne nouvelle pour ceux qui attendent de pouvoir lancer leurs extensions.
Friday, December 11. 2009
L'Associated Press (AP) a publié un article sur une étude liée aux sites de phishing. Le but de l'étude était de tester les moteurs de recherche pour voir s'ils se faisaient "piéger" en référençant les sites de phishing, c'est à dire des copies illicites de véritables sites Internet conçues dans le seul but de tromper les utilisateurs et, par exemple, de leur soutirer leurs informations bancaires.
Les auteurs de l'étude auraient fait référencer leurs sites phishing tests (des véritables sociétés ont participé, les sites test étaient donc de copies de véritables sites existants) de manière très convaincante. Parmi les meilleurs résultats obtenus : un site apparaissant en 2e position dans les résultats de recherches sur Yahoo et en première place chez Bing. Google aurait mieux résisté aux tests, ne faisant apparaître le site en question que sur la 6e page, c'est à dire suffisamment loin pour rendre le site presque introuvable, même si il était quand même référencé.
Ces tests ont semble-t-il convaincu les sociétés participantes du besoin d'une politique volontaire de réservation de noms de domaine proches de l'orthographe de leurs marques. Le besoin de prévenir les possibles usurpations de ces marques, et les dangers qui en découlent pour les Internautes, est une réalité. Cette très intéressante étude le confirme.
Thursday, December 10. 2009
Hier soir, dans les salons de la Mairie de Paris, une réception intitulée "Soutenons Point Paris" a réuni plus de 1000 personnes autour du projet de création de cette extension.
Organisée en collaboration avec le Web09, festival centré sur l'innovation et l'Internet, la soirée a été lancée par un discours de Jean-Louis Missika, Adjoint au Maire de Paris chargé de l’innovation et initiateur du projet .PARIS.
Loïc Le Meur, organisateur du Web09, a également pris le micro, tout comme l'un des fondateurs de Twitter, venu tout spécialement pour cette réception. Les participants ont d'ailleurs beaucoup utilisé Twitter pour raconter la soirée en utilisant les identifiants (hash tags) spécialement prévus à cet effet : #PointParis et #DotParis. Un "mur Twitter" installé dans l'un des salons de l'Hôtel de Ville permettait de suivre en direct ces annonces.
Le Maire de Paris Bertrand Delanoë a également tenu à afficher son soutien au .PARIS en étant présent lors de cette soirée. Il a fait le tour des différentes animations organisées autour de l'innovation technologique, dont le studio d'interviews mobile de Tivipro (de nombreux invités s'y sont succédés pour y parler du .PARIS) et les bornes permettant d'ajouter sa signature en direct au mouvement de soutien du .PARIS. Ouvert depuis quelques jours seulement, le site officiel a déjà recueilli près de 400 signatures.
Partenaire de la Ville de Paris sur le projet .PARIS, INDOM était bien entendu également partenaire de cet évènement.
Wednesday, December 9. 2009
Depuis hier, la Ville de Paris a lancé un dispositif renforcé autour du .PARIS. Une identité visuelle complète a été développée. Elle est déclinée par le biais d'un site Internet, d'une page Facebook et d'une présence sur Twitter avec des hash tags associés.
L'ensemble du dispositif ramène vers un appel à se mobiliser autour de la candidature de la capitale française pour obtenir son extension Internet. Pour afficher son soutien, il suffit de signer pour adhérer.
Pour rappel, INDOM travaille aux côtés de la Ville de Paris sur ce projet d'extension.
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