Créer des catégories d'extensions pour permettre un lancement par étapes du programme de nouveaux gTLDs. Cette idée circule depuis plusieurs mois.
La logique : certains types d'extensions posent moins de problèmes que d'autres. Les extensions de villes par exemple, lorsqu'elles sont soutenues directement par les autorités locales en question, sont à priori moins sujettes à discordes que des termes génériques convoitées par plusieurs candidats. D'autres catégories peuvent aussi être considérées comme moins problématiques, même si les projets de CityTLD, comme on les appelle, sont maintenant si proéminents qu'ils ont tendance à monopoliser le devant de la scène et servir d'exemple de premier choix.
Les candidats à la création d'une nouvelle extension qui se sentent prêts à la lancer ne veulent pas subir des retards à répétition en attendant que l'ICANN trouve la solution à tous les problèmes envisageables pour tous les types de gTLDs. D'où l'idée de ces catégories, permettant de lancer certains projets plus simples à gérer avant les autres.
Seulement voilà, pour l'instant, l'ICANN répond par un non catégorique. Dans son analyse des commentaires sur le DAGv2 (la 2e version de travail du manuel du candidat), le régulateur prend en compte les nombreuses voix qui s'élèvent pour demander cette solution. INDOM a d'ailleurs participé à cette période de commentaire et je suis fier de voir notre contribution citée par l'ICANN dans ce document.
Pour l'ICANN, créer des catégories obligerait à travailler sur des règles spécifiques et retarderait donc encore plus le programme dans son ensemble. Et comment identifier les projets "simples" à traiter demande le régulateur. Des projets qui, tout en pouvant apparaître simples au début, peuvent ensuite se révéler plus complexe ou créer des conflits inattendus.
L'ICANN n'entend donc pas accepter le principe de catégorie et d'un lancement par étages de son programme de création des nouvelles extensions Internet de premier niveau pour l'instant. Mais la question reste ouverte, et pourrait même être l'un des sujets phares de la réunion de Sydney cette semaine. Plusieurs acteurs travaillent en effet sur des pistes sérieuses pour permettre de débloquer la situation de certains gTLDs candidats sans pour autant les forcer à attendre l'ouverture complète actuellement prévue pour le premier trimestre 2010.